Hier, les journaux Le Progrès et Lyon Capitale, ainsi que Radio Scoop, ont révélé que 360 étudiantes de deuxième année d’emlyon ont été fichées et notées dans un fichier Excel auquel les rédactions ont eu accès. Une source interne à l’école aurait transmis le dossier, contenant les noms des étudiantes, leurs profils Facebook ainsi que différentes catégories graveleuses. Ce fichier était en libre accès sur un groupe Facebook privé de près de 300 personnes.

Cette affaire n’est pas sans rappeler le cas de l’université d’Assas, révélé au début d’année 2016, et qui avait lui aussi fait scandale. Qu’un tel cas sorte à nouveau dans la presse laisse penser que ces pratiques sont probablement monnaie courante dans bon nombre d’établissements d’enseignement supérieur.

 

Une affaire à prendre avec des pincettes

Si cette affaire suscite des commentaires outrés sur les réseaux sociaux, dénonçant des pratiques sexistes et intolérables… elle n’est pas pour autant binaire (d’où la photo de couverture !) Dans de nombreuses autres écoles, et y compris à emlyon, il existe également des groupes ou des fichiers partagés où ce sont les étudiants qui sont notés de la sorte par des étudiantes…

Il s’agit là de pratiques courantes en école de commerce et répandues chez les deux sexes, mais heureusement en voie de disparition. Le fichier obtenu date de 2016-2017 et cette pratique, bien évidemment condamnable, a été abolie en 2017-2018. Seule l’absence d’actualité marquante cet été pourrait expliquer l’empressement des journalistes à évoquer un scandale qui n’en est pas un. Et encore une fois, comme lors des propos de Wauquiez, il semble qu’emlyon soit injustement pointée du doigt…